L’Année du Poumon a été lancée le 6 décembre dernier au Mexique, au cours de la 40ème Conférence Mondiale de L’Union sur la Santé respiratoire à Cancún. Cette campagne mondiale vise à attirer l’attention sur les centaines de millions d’individus qui souffrent chaque année de maladies respiratoires chroniques et aigües pour lesquelles il existe des moyens efficaces de prévention et de traitement.
Les maladies respiratoires ont été classées par l'OMS parmi les 4 grandes maladies chroniques prioritaires, à coté du cancer, des maladies cardiovasculaires et du diabète. Sachons que 3 milliards de personnes vivent dans les villes et sont exposées à la pollution urbaine, impliquée dans de nombreuses pathologies, telles l'asthme et la BPCO. Deux autres milliards sont également soumis aux fumées liées à la combustion des biomasses (pétrole, bois, charbon). C'est dire que le terrain est chargé !
Cette initiative entend attirer l'attention sur la santé respiratoire qui est trop peu présente dans les discours publics, malgré les déclarations faites lors des campagnes anti-tabac qui mettent davantage l'accent sur les risques de cancer et la mortalité par cancer que sur les dégâts provoqués à long terme sur les capacités respiratoires des fumeurs, actifs et passifs.
Cette "année du poumon" devrait permettre de rappeler au grand public que la BPCO fait également des ravages dans les rangs des populations de tous les pays du monde, en France comme ailleurs. Cette même BPCO sera d'ici une décennie, c'est à dire demain, la 3ème cause de mortalité dans le monde. C'est dire la nécessité de maintenir et de développer des actions de santé publique. Le Plan BPCO 2005 - 2010 avait ouvert la voie. Il est urgent de la poursuivre, estiment les associations membres de la FFAAIR.