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19 mars : 21e Journée mondiale du Sommeil


Depuis plusieurs décennies, le nombre de personnes atteintes de troubles du sommeil ne cesse d’augmenter et les durées de nos nuits, de diminuer. Or, le sommeil joue un rôle déterminant sur notre état de santé et sur nombreuses de nos fonctions biologiques. Cette Journée mondiale du sommeil est l’occasion de refaire un point sur notre sommeil.

Selon une enquête réalisée par Institut National du Sommeil et de la Vigilance (INSV) et la mutuelle MGEN, 45% des Français ont présenté un trouble du sommeil durant le 2e confinement et 26 % une moins bonne qualité de sommeil, en particulier pour les jeunes de 18-24 ans (39%) et pour 27 % des Français qui ont été exclusivement en télétravail ou n’ont pas travaillé à cette période.

Par ailleurs, les Français ont rapporté un score de fatigue de 5,1 sur 10 au cours du 2e confinement, plus élevé chez les femmes (5,4) ainsi que chez les moins de 25 ans (5,7). «17% des Français ont d’ailleurs présenté une très grande fatigue. Ce qui n’est pas négligeable ». ajoute le docteur Marc Rey, Président de l’INSV.

«Il est intéressant de constater que les réponses sont hétérogènes, comme pour le sommeil », ajoute le Dr Sylvie Royant-Parola, Présidente du Réseau Morphée. «17 % ont décrit une aggravation de la fatigue mais 12 % ont rapporté une amélioration»

« Ce n’est pas a priori le temps de sommeil qui est concerné, mais la qualité de ce sommeil, les perturbations, les tensions venant le troubler », commente Georges Vigarello,Historien et Directeur d’études à l’École des Hautes Études en Sciences Sociales (EHESS).

L’impact de la pandémie et du virus

La pandémie impacte fortement le sommeil et la qualité de vie, ajoute l’INVS. Ainsi, 64% ces Français infectés par la Covid-19 présentaient un trouble du sommeil lors du 2e confinement. Des données récentes suggèrent que les effets cérébraux du SARS-CoV-2 auraient pu entrainer des modifications du sommeil. Les personnes infectées ont aussi été deux fois plus nombreuses à chercher à améliorer leur sommeil (46 % contre 23 %). Elles ont aussi perdu du poids deux fois plus fréquemment que l’ensemble des Français au cours du 2e confinement (26 % contre 12 % globalement). En comparaison de la population générale, les Français infectés par la Covid étaient aussi plus nombreux à présenter des troubles anxieux (66 % contre 34 %) et dépressifs (59% contre 33 %), et leur niveau de fatigue plus élevé (6,2 contre 5,1 %)

[Source : INVS]

Comment favoriser un sommeil de qualité ?
Quelques conseils :

– Se réveiller à heure fixe pour préserver notre horloge biologique. Nous restons des animaux diurnes, régulés par le soleil et sa lumière ! Ces derniers se lèvent à heures régulières.
– Se coucher quand on se sent somnolent (yeux qui piquent, difficulté à fixer son attention…) : ni avant (ce qui risquerait au contraire de provoquer une insomnie), ni après !
– Éviter les écrans avant le coucher : en l’absence de lumière, nous sécrétons une hormone, la mélatonine, qui lance le signal de l’endormissement. Notre cerveau ne faisant pas la différence entre la lumière naturelle et celle émise par un écran, le fait de consulter son téléphone ou de surfer sur sa tablette ou son ordinateur retardera notre endormissement.
– Dormir dans une chambre avec une température aux alentours de 18°C : l’endormissement est provoqué par une baisse de température de notre corps. En passant trop de temps au lit avant d’essayer de s’endormir (télévision au lit par exemple), on augmente la température des draps. Pour trouver le sommeil facilement, mieux vaut entrer dans un lit encore frais et réserver la chambre au sommeil ou aux activités de couple.
– Éviter de pratiquer une activité sportive trop tardivement (c’est-à-dire dans les trois heures avant le coucher) : le sport, de même que les douches chaudes, augmentent notre température corporelle.
– Éviter les excitants trop tardifs comme le café, le thé, le coca, le chocolat noir qui retardent l’endormissement… ainsi que l’alcool qui perturbe l’architecture du sommeil et le rend moins réparateur.
– Ne pas avoir de lumière en rayonnement direct à proximité de ses yeux : si l’on a besoin d’une veilleuse, il est préférable de la mettre sous le lit par exemple.
– Ne pas dormir avec des animaux domestiques ; ils n’ont pas le même rythme que nous !



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