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Philippe Poncet « BPCO : la FFAAIR m’a tuer ! »


Dans un brulot paru récemment, le cycliste BPCO Philippe Poncet vient de se trouver une nouvelle raison de relancer ses pédales sur les routes de France : la FFAAIR serait responsable de l’état sanitaire de la France et en particulier de celui des malades atteints de BPCO.

Nous ne vous donnerons pas le lien pour aller lire l’ordonnance du bon Dr Poncet. Vous la trouverez sur son réseau social où, avec constance, Philippe Poncet et une poignée d’affidé(e)s cultivent leur chronique de la haine ordinaire envers les malades respiratoires membres d’une Fédération d’Insuffisants Respiratoires, la FFAAIR, qui représente ces derniers depuis plus de 30 ans.

Parti d’un constat, celui de la non reconnaissance des malades respiratoires dans le récent décret du 31 août pointant le dispositif exceptionnel d’activité partielle, le cycliste BPCO se livre à une nouvelle charge contre : le ministère de la Santé et la FFAAIR, accusés de tous les maux, dont celui de mettre les BPCO « en danger absolu depuis le 31 août dernier ». En février dernier, il en était de même et depuis 2017, date de la création de sa Fédération virtuelle, le bon Poncet s’efforce d’exister en voulant tuer ce qu’il adorait la veille.

Notre Don Quichotte de la Savoie, son pays d’origine, s’est trouvé un coupable tout désigné de la montée en puissance de la BPCO dans notre pays. Depuis 20 ans, voire plus, la BPCO a gagné du terrain en France du fait de « l’incurie » des pneumologues, des associations de patients ou des ministres successifs de la santé et de leurs officines gouvernementales, qui n’ont – dixit – « rien fait » ! Rien que cela ! Mieux encore : « Les BPCO ont même été mis en danger par la FFAAIR ». Plus c’est gros, mieux cela passe sur les réseaux sociaux !

Pour l’heure, la FFAAIR se prépare à participer au colloque sur la BPCO qui se tiendra dans l’enceinte du ministère de la Santé le 20 novembre prochain. N’en déplaise à Philippe Poncet, cette rencontre est le point d’orgue d’une série de rencontres et de débats organisés depuis un an dans nos belles régions sous le titre « BPCO, les régions en action ». Après les Hauts-de-France en juin 2019, le Grand Est en octobre, suivi de l’Ouest et de l’Île-de-France en novembre, de la Nouvelle Aquitaine en février dernier, ce « tour » passera par Nantes fin septembre pour s’achever à la Métropole de Lyon le 21 octobre. En 2017, la FFAAIR s’associait à la rédaction d’un livre blanc intitulé « Faire de la BPCO une urgence de santé publique pour le quinquennat ». Ce livre, largement diffusé, n’a pas davantage été du goût de Philippe Poncet, l’estimant « loin des attentes des patients et de leur urgence ». Nous attendons toujours de connaître celles qu’il estime « prioritaires » comme nous attendons de lire les solutions qu’il propose, hors de ses comptes rendus touristiques à vélo, pour sortir les BPCO de l’ornière ?

« Tout ce qui est excessif est insignifiant », écrivait en son temps Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord. En matière d’excès sur la BPCO, Philippe Poncet nous aura particulièrement gâté. Mais celui qui fut un temps membre du conseil d’administration de la FFAAIR ne devrait pas se tromper de cible. Nos associations de patients, qui, n’en déplaise à Monsieur Ponset, comptent des BPCO dans leurs rangs, ne sont pas responsables de l’état de santé du pays, ni de la montée en charge de la BPCO, analysée comme telle par l’Organisation de la santé depuis une bonne décennie.

En enfourchant son vélo il y a 7 ans, Philippe Poncet, s’est découvert une vocation – la défense des malades BPCO – et une ambition : celle d’être le seul et l’unique représentant des patients BPCO. Soit ! Il faut des projets pour se donner des raisons d’exister. Mais pour y parvenir, comme disait un célèbre 1er ministre « la route est droite et la pente est forte ! ». La sienne, pour l’heure, est particulièrement sinueuse, pour ne pas dire assez tordue. On ne fédère personne autour de la détestation des autres. Encore moins avec du mépris, du mensonge et des manipulations, seuls moteurs de l’action actuelle de Monsieur Poncet. Hormis quelques fanatiques qui ne savent que marcher au pas, parfois même au pas de l’oie.

La Présidente de la FFAAIR.



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