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Journée Mondiale de l’asthme « On a tous un rôle à jouer »


Le patient asthmatique dans la plupart de cas peut gérer la maladie et peut avoir une qualité de vie décente. Mais pour ça il est important de réunir pas mal de choses.

Dans la Bible de l’asthme – dans les guidelines de GINA (L’Initiative Globale pour l’Asthme)- il était annoncé que l’éducation thérapeutique améliorait l’efficacité du management de l’asthme (la morbidité chez les adultes et chez les enfants). Le niveau des preuves scientifique est le plus haut – A . Il y a 25 ans les chercheurs constataient qu’il faillait introduire cette éducation dans la pratique quotidienne des professionnels médicaux parce que les statistiques montraient un manque important d’adhérence au traitement.

Les demandes du GINA

Les guidelines de GINA décrit bien les stratégies d’une bonne communication (éducation sans communication n’existe pas):

« – Une attitude sympathique (convivialité, humour et attention)
• Ouverture : permettre au patient d’exprimer leurs objectifs, leurs croyances et leurs préoccupations
• L’empathie, le réconfort et un traitement rapide de toutes les préoccupations
• L’encouragement
• Une information appropriée (personnalisée)
• Une interactivité, feedback »

Et aussi :

• « Parlez lentement et utiliser des mots simples (éviter le langage médical, si possible)
• Encadrez l’information de manière efficace (anecdotes, dessins, images, table ou graphiques)
• Confirmez la compréhension en utilisant la méthode «teach-back « (demander aux patients de répéter les instructions)
• Demandez à une deuxième personne (par exemple une infirmière, membre de la famille) pour répéter les principaux messages
• Faire les patients se sentir à l’aise pour poser des questions. »

Il est difficile de ne pas être d’accord avec ces approches de communication et d’éducation. Nous ne pouvons pas faire un vrai progrès dans l’auto-management des maladies chroniques  sans une éducation des patients de qualité par les professionnels de santé en commençant par le médecin. Mais il est vrai que le temps passe et nous sommes toujours presque au même point.

Voici les faits :

– 74% des patients souffrent d’asthme qui n’est pas contrôlé (étude Inspire)
– Seulement 21,5% répondent aux critères GINA du contrôle de l’asthme (étude  REALISE).

Un petit rappel, qu’est-ce que c’est le contrôle de l’asthme

dans la journée:

Crises d’étouffement, de toux, respiration oppressée ou dyspnée, qui demandent de recourir à l’inhalateur

Pas plus fréquents qu’une fois par jour
dans la nuit Moins fréquents qu’une fois par mois
L’asthme n’appose aucune limite à la vie normale avec ses efforts au quotidien toujours
L’index du débitmètre de pointe atteigne au moins 80% des meilleurs chiffres de la personne toujours

– 50% – 80% des patients asthmatiques sont considérés comme peu adhérents à des conseils thérapeutiques (Adhésion dans l’asthme sévère. Bourdin A1, etc.).
– 51% des patients sont non adhérés au traitement- étude ESCORT

Une proportion importante de patients souffrant d’asthme difficile à contrôle reste non adhérente à la corticothérapie (La prévalence de l’inobservance dans l’asthme difficile. Gamble J etc).

24% des patients asthmatiques prennent régulièrement inhalateurs corticostéroïdes
(Mauvaise adhésion des asthmatiques Persistants aux corticoïdes inhale. L. Laforest et d’autres).

L’Organisation Mondiale de Santé a constaté :
« Les taux d’observance pour régulière de traitements préventifs sont aussi bas que 28% dans les pays développés. Le contrôle optimal permet d’économiser 45% des frais médicaux.
Les patients doivent être soutenus, pas blâmé. Relativement peu de recherches ont été menées sur les effets des facteurs équipe et le système de soins de santé connexes de l’adhésion ».

La Journée mondiale de l’asthme c’est une occasion de nous mobiliser et de chercher des possibilité d’améliorer la situation avec nos moyens.

C’est pour quoi la FFAAIR vous propose un petit papier pour faire plus efficace notre communication avec les professionnels médicaux. Bien préparé signifie armé. Il y a des choses que le médecin attend de vous, il y a des choses qui sont importantes pour le patient.

Comment se préparer pour une consultation médicale ?

Vous allez prendre rendez-vous avec un médecin ou un professionnel de santé, n’oubliez lors de l’appel d’informer la réceptionniste si vous souffrez d’un handicap (fauteuil roulant) ou si vous souhaitez un interprète (langue des signes, ou vous êtes étranger)

Il est utile de dresser une liste de vos questions et de placer les questions les plus importantes en premier. Cette liste pour aidera à vous rappeler les questions que vous souhaitez poser à votre médecin ou tout autre professionnel de santé, elle vous permettra de vous sentir moins stressé.

Préparez votre liste :

Ecrivez ce qui vous dérange, notez vos symptômes

  • Quand ont-ils commencé
  • A quelle heure de la journée ils se produisent et combien de temps durent-ils
  • Combien de fois se produisent-ils
  • Ce que vous avez fait pour les améliorer, à moins qu’ils se soient empirés
  • S’ils vous empêchent de faire toute activité

Pensez à vos antécédents médicaux et écrivez :

  • La liste des sujets que vous souhaitez aborder
  • Toute préoccupation ou tout élément inhabituel concernant votre santé, selon vous
  • Tout rendez-vous médical récent admission à l’hôpital, traitement ou visite chez un autre médecin ou professionnel de santé
  • Une liste des médicaments que vous prenez
  • Toutes les allergies que vous avez
  • Tous les tests ou examens que vous avez subis,
  • Les antécédents médicaux de votre famille.

Quel est votre style de vie

  • Votre régime
  • Votre activité physique
  • Consommation d’alcool
  • Si vous fumez (et combien)
  • Les habitudes de sommeil et les aides au sommeil que vous pouvez utiliser
  • Des événements de la vie ou des situations pouvant vous causer du stress.

Pour donner à votre médecin ou à un autre professionnel de santé un aperçu de vos soins de santé, notez tous les autres traitements que vous suivez.

  • Si vous avez des symptômes respiratoires, discutez de la possibilité d’une mesure du souffle
  • Si vous devez utiliser un inhalateur demandez qu’on vous montre comment s’en servir
  • Si vous avez une maladie chronique demandez le plan d’action écrit.

Une fois que vous êtes avec votre médecin ou un autre professionnel de santé soyez prêt à avoir une conversation ouverte et honnête. La communication ouverte est un processus à double sens. N’oubliez pas que tout ce dont vous parlez avec votre médecin ou autre professionnel de santé est privé et confidentiel.

Nous attendons vos remarques.

Liliya Belenko Gentet

 

 

 



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