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Site mis à jour le 25-05-2010 |
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Madame, Monsieur,Vous vous posez des questions, vous êtes perdus, n’hésitez pas à nous écrire, à nous envoyer un mail, nous ferons au mieux pour y répondre. Vos témoignages seront mis sur le site de la FFAAIR, seul votre prénom et votre ville d’origine seront cités. En aucun cas votre nom de famille sera dévoilé. Cette rubrique est à votre disposition, profitez-en. Laissez-nous aussi votre adresse postale et votre numéro de téléphone, certaines questions ne pouvant être traitées par courrier électronique. iciMarieAppareillée depuis plus de 4 ans, j'ai retrouvé l'énergie et le goût de vivre et ceci dès la première nuit avec l'appareil PPC. S'il m'arrive dêtre trop enrhumée (nez bouché) je ne supporte pas l'appareil et je suis épuisée pendant la journée qui suit. Aussi je tache d'éviter à tout prix d'être enrhumée. Pas de problème pour transporter l'appareil en voyage, à l'hôpital lors d'une intervention chirurgicale etc. Quand je pense qu'il a fallu que je m'assoupisse au volant une fraction de seconde pour me rendre compte il y a 4 ans qu'il se passait quelque chose de grave et que ma fatigue constante n'était pas due à l'âge ! Mon partenaire utilise des bouchons d'oreille mais est très heureux de ne plus avoir à s'inquiéter des arrêts respiratoires d'avant. ![]() Jean-MarieCela fait 10 ans que je lutte contre la BPCO, en connaissance de cause.![]() Question de Louis : Essoufflés ? Certes, mais toujours en mouvement ! Nous ne sommes pas naïfs au point de croire que notre insuffisance respiratoire va se résorber ou disparaître par un tour de passe-passe, que nous allons un jour nous refaire à bon compte un sérieux plein d'air, sautiller gaiement, courir le cent mètres, gravir des montagnes allègrement ! Du reste, nous ne demandons pas tant ! Gardant les pieds sur terre, nous avons quand même de bonnes raisons d'espérer que notre état va, les progrès de la science et de la technique aidant, sinon s'améliorer, du moins se stabiliser, nous combler d'aise. Et rien que d'y penser, nous sentons déjà notre essoufflement diminuer d'intensité ! C'est vrai que, mine de rien, une évolution, au fil du temps, s'est opérée. Nous en sommes bénéficiaires et nous avons tout lieu d'en être fiers, d'autant qu'à ce changement, nous contribuons grandement. Si nous risquons un oeil dans notre rétroviseur, force nous est d'admettre, en effet, que nous autres patients, appareillés ou pas et que nous le voulions ou non, nous sommes en train de faire notre mue. Il y a seulement une vingtaine d'années, nous nous lamentions seuls, recroquevillés dans notre coin, attendant sagement notre fin. Personne ne faisait attention à nous ; qui plus est, nous étions évités, peut-être rejetés par la société. Du moins, c'était notre impression ! Aujourd'hui, stimulés par nos associations, nous bougeons, nous osons sortir de notre tanière, nous partons en vacances, nous nous tournons vers les bien-portants, nous les rejoignons de notre plein gré pour tailler avec eux une bavette, faute de pouvoir leur courir derrière ! Observant de plus près, nous sommes étonnés de voir l'ardeur que met tout un petit monde à graviter, à s'affairer, à s'empresser autour de nous, à nous manifester considération et profond respect. Nous sommes au centre de sa préoccupation, précisément parce que, nous aussi, nous avons enfin pris le parti de réagir, de signaler notre présence, d'affirmer notre existence, d'appeler à la rescousse et à la solidarité, parce que surtout nous avons compris que rien de positif, de concret, de tangible, ne peut vraiment se faire sans nous, sans notre avis, sans notre implication, sans notre complète adhésion. N'est-ce pas avant tout de notre santé qu'il s'agit ? Notre sort est d'abord entre nos propres mains. Nous avons donc notre mot à dire. Si nous voulons des résultats, nous devons coopérer à notre manière et selon nos possibilités, ne pas hésiter à nous rassembler, à faire bloc, pour être écoutés, mieux compris, mieux suivis. Aujourd'hui plus que jamais, grâce à notre opiniâtreté, s'affiche un ardent désir de tout mettre en oeuvre pour nous soigner et nous accompagner de la meilleure façon, tandis que nous sommes désormais associés, nous les malades jadis ignorés, à l'élaboration et à la mise en place des décisions. Pour ne donner qu'un seul exemple, nos démarches réitérées et insistantes nous ont permis d'obtenir des organismes financiers l'octroi de prêts garantis par une assurance, ce qui jusque-là nous était refusé. Nous sommes devenus des partenaires à part entière et nous entendons bien le rester. Notre survie en dépend. C'est dire si nous avons du pain sur la planche, encore de nombreuses portes à ouvrir si nous voulons que notre cause avance ! Sinon, à quoi bon une association ? Notre structure, unique dans la région, ne demande qu'à parfaire le travail accompli, à prolonger une efficacité prouvée, éprouvée et reconnue. Notre intérêt nous commande d'appuyer l'action entreprise, ne serait-ce qu'en allant grossir les rangs des membres présents. Nous ne serons jamais trop nombreux pour faire entendre notre voix dans un bel ensemble. Donner nos témoignages, obtenir et transmettre de précieuses informations, dévoiler nos idées, bâtir des projets, contribuer à les mener à terme en apportant du sang neuf, de la matière grise, en collaborant étroitement avec le corps médical, paramédical, convaincre les incrédules, les sceptiques, les récalcitrants de la nécessité de nous rejoindre pour assurer la relève, voilà un programme excellent, motivant, une occupation saine, utile et enrichissante, qui ne requièrent le moindre effort physique ! En définitive, il s'agit de savoir ce que nous voulons : ou bien nous consumer à petit feu isolément, continuer à survivre tant bien que mal, et plutôt mal que bien, avec nos problèmes chroniques de somnolence, d'apnée du sommeil, avec notre asthme, notre emphysème, nos bronchites à répétitions, nos déficits en oxygène, notre trop plein de gaz carbonique, ou bien nous regrouper pour nous remonter le moral, entretenir notre mental, revendiquer, comme toutes les catégories sociales, la mise en application de nos droits divers les plus élémentaires. Sous l'égide de notre puissante Fédération, notre association poursuit inlassablement sa marche en avant et compte beaucoup, au mieux sur les relais opérationnels des patients de notre collectivité, au minimum sur le modeste soutien de chacun, car au stade où nous en sommes, il serait catastrophique et suicidaire de revenir en arrière. Seul doit nous guider le souci de prendre en mains notre destin. Louis Geffroy - Brest Réponse : Un nouveau souffle ? Merci Louis pour ce beau témoignage de ton énergie et de cette volonté qui t'anime depuis que les amis de cette "puissante Fédération" dont tu parles si bien, te lisent sur ce site. Qui pourrait baisser les bras et se laisser aller, comme un poisson dans son bocal, à ne plus vouloir respirer ?? Car l'oxygène qui se diffuse dans le bocal des malades respiratoires est bien celui qu'ils y insufflent avec obstination depuis des années. Les Pouvoirs publics sont aujourd'hui à rechercher comment répartir les dettes de la Sécu entre bien portants ! Ils devront aussi rapidement se pencher sur le sort de ceux qui, malades chroniques, vont gonfler les cohortes de ceux qui génèreront demain des déficits plus chroniques encore ! Ta bonne humeur nous est indispensable, cher Louis ! N'hésite pas à prendre ta plume quand ton oxygène aidant, tu souhaites nous redonner un nouveau souffle ! Bonnes vacances Jean-Jacques Page(s) > [1] [2] [3] |