Site mis à jour le 07-09-2010

L'ASCOP en septembre

Les adhérents de l’ASCOP, présidée par Carlo Zerbini, se sont rendus en septembre à la Verrière des Cordeliers.

Reçus par Mrs Babois et Fourdan, responsables de La Verrière des Cordeliers, Mr Masse, maire de Sainte Colombe, ils ont bénéficié de larges informations délivrées par les Drs Nasr, Rain et Boyer, ainsi que Mme Jennequin, kinésithérapeute et les prestataires (Vitalaire, Orkyn, Domisanté, Airproducts) qui ont tous concouru au succès de cette matinée.

La journée a commencé par une intervention du Dr Rain qui a abordé la question de l’apnée du sommeil, rappelé les définitions de l’apnée, des hypopnées, les mécanismes qui concourent à l’apnée du sommeil, les signes qui l’annoncent, les facteurs qui la favorisent, son diagnostic et bien sûr son traitement de référence, la PPC. « La PPC arrête complètement les apnées et les ronflements, mais d’autres pathologies peuvent être associées comme les jambes sans repos, qui altèrent également la qualité du sommeil, a rappelé le praticien. Les réglages en tiendront compte, ces réglages étant particuliers à chaque patient. Et il peut arriver qu’une perte de poids importante suffise à guérir la maladie. »

La matinée s’est poursuivie par une intervention du Dr Nasr sur la BPCO (Bronco Pneumopathie Chronique Obstructive) qui affecte les bronches périphériques qui amènent l’air aux alvéoles et est une maladie peu ou pas réversible. Sa cause principale est dans 80 à 90 % des cas le tabac. La maladie est en augmentation constante ; 4 à 10 % de la population mondiale est concernée et en France, 3.5 millions de personnes en sont atteintes, dont 100 000 nécessitent une oxygénothérapie ou une ventilation.

La BPCO va devenir rapidement la 3ème cause de décès, toutes pathologies confondues, la répartition entre hommes et femmes tendant à s’égaliser. Les facteurs de risques ont été évoqués, les symptômes et les traitements de la maladie, au premier rang desquels se situe l’arrêt du tabac. Car les médicaments disponibles soulagent les symptômes, mais ne guérissent pas la maladie, la réhabilitation.

En conclusion, a souligné le médecin ll’important est le dépistage précoce, l’arrêt du tabac, la réhabilitation. La mesure du souffle doit être aussi systématique que la mesure de la tension artérielle.

Le Dr Boyer, de son côté a évoqué les traitements existants pour soigner la BPCO qui provoque 16 000 décès par an et 26 000 décès par cancer du poumon. Le traitement de la BPCO a pour but l’amélioration du passage de l’air dans les bronches et ses objectifs thérapeutique sont la prévention de la progression, le soulagement des symptômes, l’amélioration de la tolérance à l’exercice, l’amélioration de la qualité de la vie, la prévention et le traitement des complications et des exacerbations, et au final la réduction de la mortalité.

Les médicaments disponibles sont de deux types : les broncho-dilatateurs et les corticoïdes.

Les bronchodilatateurs de courte durée d’action sont utilisés en cas de crise, d’aggravation brusque et permettent la dilatation presque immédiate des bronches. Les broncho-dilatateurs à longue durée d’action sont utilisés en traitement de fond et permettent une meilleure ouverture des bronches, leur action pouvant durer de 12 à 24 heures.

Les corticoïdes servent à réduire l’inflammation de la paroi bronchique ce qui réduit les sécrétions. Même dans le cas d’épaississement de la paroi bronchique, des essais ont montré le bénéfice de la corticothérapie inhalée au long cours.

Un traitement mis en évidence depuis quelques années est la réhabilitation respiratoire qui, si elle est bien faite et surtout auto entretenue, apporte un bénéfice important en permettant d’améliorer le fonctionnement du diaphragme, muscle respiratoire le plus important, qui marche comme un piston.

Après la diffusion de « l’Effort du possible » le film de l’ASCOP sur le réentraînement, un film apprécié par l’assemblée et qui montre que l’on peut faire de la marche avec plaisir, à son niveau, Carlo Zerbini a remercié le Dr Nasr et Madame Mourier qui ont été à l’origine de cette manifestation. Et il a souhaité que de nombreux adhérents se rassemblent pour essayer de créer un groupe actif en Nord Isère et mettre tout en œuvre, avec le soutien des dirigeants de l’association, pour que le groupe continue les activités physiques.

Enfin, la réhabilitation respiratoire a été évoquée par Jeannine Jennequin qui a salué le film présenté, qui parle de réentraînement et de réhabilitation. « Mais s’il n’y a pas de suite, c’est du temps perdu » a-t-elle ajouté.

Elle a rappelé les objectifs du réentraînement : principalement réduire l’essoufflement, gérer son souffle pour les efforts de la vie, retrouver une autonomie physique, réintégrer une vie sociale. Elle a ainsi souligné que la réhabilitation est bien un programme global.

Une enquête américaine sur 20 ans et concernant des BPCO a montré que la marche et le cyclo, au minimum 2 heures par semaine, amène une diminution des hospitalisations et de la mortalité de 40 %.

La réhabilitation peut se faire en centre spécialisé par un stage de 4 semaines. C’est le pneumologue qui fait la demande à la Sécurité Sociale et envoie le malade dans un centre, proche ou plus éloigné. Il existe de plus en plus des kinésithérapeutes qui font du réentraînement à l’effort dans leurs cabinets, après le test de l’effort chez le pneumologue. Mais il a été constaté un manque de kinésithérapeute spécialisé en respiratoire.

Enfin le technicien, employé de prestataire a fait un point technique sur les appareils à PPC.

Carlo Zerbini a remercié les participants, la ville de Sainte Colombe, Mrs Babois et Fourdan, les prestataires et les médecins qui ont eu l’obligeance de se déplacer pour informer les malades. Il a invité les participants à adhérer à l’ASCOP pour permettre à l’association de continuer dans la voie qu’elle a engagée.

© Copyright FFAAIR.com 2006/2007 - Tous droits réservés - Réalisation Deuzasdesign Nos sites internet : Apnée du sommeil BPCO Forum FFAAIR